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Augmenter la vitesse d’exécution pour livrer le plus rapidement possible le client final et optimiser les coûts pour améliorer la compétitivité de l’appareil industriel : pour répondre à ces deux exigences, le secteur de la logistique innove. Explications avec Actemium.

Pour s’adapter aux évolutions des modes de consommation tout en répondant aux besoins d’un secteur en croissance, la logistique est en perpétuel mouvement. Voici cinq innovations qui font évoluer le secteur.

  1. La manipulation des marchandises.

C’est l’un des axes majeurs d’amélioration du secteur de la logistique. Il s’agit notamment de renforcer l’ergonomie des postes de travail, ce qui permet de réduire la pénibilité et les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) liés à la manipulation des charges lourdes par les opérateurs.

« Nous avons, par exemple, conçu des postes spécifiques pour faciliter la dépalettisation des produits. Les palettes sont automatiquement mises à hauteur au fur et à mesure de la dépalettisation et le tapis de dépose est réglable en hauteur pour s’adapter à la taille de l’opérateur », détaille Bruno Maisonneuve, chef d’entreprise chez Actemium, la marque de VINCI Energies spécialisée dans les solutions industrielles.

D’autre part, il est possible d’optimiser la préparation des commandes via une meilleure organisation de l’entrepôt. « Nous optimisons les itinéraires de préparation de commandes au sein des entrepôts afin de stocker les marchandises à rotation rapide à l’avant de l’entrepôt et celles à rotation plus lente au fond », précise Bruno Maisonneuve.

Dans cette même optique, « nous avons développé des algorithmes qui permettent de combiner le tri des marchandises pour les commandes client avec les ordres de réception des produits entrants », explique Haralt Tromp, Business Unit Manager d’Actemium aux Pays-Bas. « L’objectif, en plus d’un mouvement de marchandises régulé, est de réduire les coûts et d’améliorer l’efficacité de la logistique. »

  1. La qualité des emballages.

Améliorer cet aspect du secteur de la logistique, c’est d’abord réduire les consommables : le volume, et non plus seulement le poids, entre très nettement en compte dans le coût du transport. Des solutions permettent de diminuer le nombre d’emballages et d’optimiser la place disponible, comme le module de précolisage qui affiche sur l’écran de l’opérateur où placer chaque produit dans le carton.

Par ailleurs, la technologie permet d’améliorer la traçabilité en ajoutant des étiquettes RFID (identification automatique par radiofréquence) aux marchandises. « Il suffit de passer un colis ou une palette dans un tunnel de lecture pour qu’elles soient détectées et que le contenu soit connu, sans avoir besoin d’isoler les charges », explique Bruno Maisonneuve. Les produits sont ainsi tracés avant l’emballage et même après, ce qui limite les erreurs d’expédition.

  1. La collaboration homme-machine.

Utiliser des cobots (robots collaboratifs) permet de décharger l’homme des tâches les plus pénibles et/ou répétitives. Actemium a, par exemple, mis en place pour l’un de ses clients un cobot d’aide au conditionnement : il saisit les cartons (remplis et fermés) avant de déposer un film plastique autour des paquets pour les rendre plus sécurisé (le cerclage) et de les remettre à l’opérateur qui les palettise.

« Sur le plus gros site de France du groupe La Poste, en remplaçant l’automate et le pilotage, nous avons amélioré les performances du système de tri : la cadence a augmenté de 5 % et le nombre de colis rejetés par l’installation a diminué de 30 %. »

D’autre part, optimiser le pilotage des installations permet de gagner en efficacité. « Nous avons rénové toutes les plateformes colis du groupe La Poste en intégrant un système de contrôle commande et de pilotage unifiés, illustre Bruno Maisonneuve. En remplaçant l’automate et le pilotage par une solution plus homogène, donc plus réactive, nous avons amélioré les performances du système de tri : sur le plus gros site de France (250 000 colis par jour en moyenne traités sur l’équivalent de deux stades de football), la cadence a augmenté de 5 % et le nombre de colis rejetés par l’installation a diminué de 30 %. »

Autres innovations dans le domaine de la collaboration homme-machine : le « voice coding » et les systèmes « goods to man ». « Avec le « voice coding », explique Haralt Tromp, l’opérateur n’a pas de terminal ni de document pour préparer sa commande. Il est guidé par un système vocal qui lui indique l’emplacement des objets à prendre. Il interagit avec la machine pour valider la marchandise prise. » Quant aux systèmes « goods to man », il s’agit de petits robots autonomes qui se déplacent dans l’entrepôt pour aller chercher des produits et les apporter à l’opérateur.

  1. Les flux logistiques.

Objectif en la matière : une plus grande fluidité. Sur un même site logistique utilisé par plusieurs clients, mutualiser les infrastructures, la préparation des colis et la livraison permet de faire baisser les coûts.

5. La réalité augmentée.

Sujet d’expérimentation les années passées, la réalité augmentée devrait connaître un fort engouement dans le secteur industriel cette année, d’après ABI Research. En logistique, elle permettrait, par exemple, à un opérateur équipé de lunettes de réalité augmentée d’être guidé dans l’entrepôt lorsqu’il prépare la commande d’un client. Il lui suffirait de fixer le code-barres de l’article lorsqu’il l’a trouvé pour l’enregistrer, remplaçant ainsi la scanette plus encombrante. Ce « vision picking» a été expérimenté par DHL Supply Chain.

12/04/2018