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Le Département de l’Aveyron a lancé un ambitieux chantier de réouverture, de rénovation et de transformation pour ce site architecturalement complexe. L’entreprise Cegelec Rodez Electricité a été choisie pour réaliser les travaux d’électricité.

Soucieux de préserver et de valoriser son patrimoine historique, le Département de l’Aveyron a engagé un projet de réhabilitation et de rénovation du palais épiscopal de Rodez, situé au cœur de la cité ruthénoise, avec l’ambition d’en faire l’une des principaux atouts du territoire.

Fermé au public depuis plusieurs années, le site historique était inoccupé depuis le départ de l’évêque en 2016 puis l’abandon d’un projet d’hôtellerie de luxe. Pour le Département, propriétaire du lieu, il s’agissait à la fois de le restaurer et de lui offrir une nouvelle vocation. Un projet d’ampleur, à l’image d’un site architecturalement complexe, abritant 4 000 m2 de salles, 6 000 m2 de jardins et une cour intérieure de 1 000 m2.

Espaces de découverte de l’Aveyron et du patrimoine du lieu, espace gourmand, déambulations…

En 2025, la collectivité a lancé un appel d’offres portant sur l’aménagement d’espaces dédiés à l’Aveyron et à son patrimoine, d’un circuit de découverte du site et de ses richesses patrimoniales, d’un espace gourmand et de promenades, ainsi que d’espaces conçus comme des laboratoires d’innovation pour le territoire (habitat, bien vieillir, bien manger…). Le palais hébergera également les bureaux de l’Agence départementale d’attractivité.

Les salons, aux décors datant des xviie, xviiie et xixe siècles, dont certains sont classés monuments historiques, seront intégrés au parcours de visite, et pourront accueillir des réceptions et des séminaires. Un nouvel espace contemporain offrira une vue dégagée sur Rodez et sa cathédrale, sur le paysage et sur l’Aubrac. De gros travaux de restauration porteront sur les huisseries, les toitures, les façades ainsi que sur les extérieurs. Montant global des travaux : 21 M€. Le site doit ouvrir ses portes au public début 2028.

« Des interventions complexes liées à la protection du bâti ancien et à l’intégration des installations électriques dans des espaces classés. »

« Le chantier, qui a débuté en février 2026 et s’achèvera fin 2027, prévoit des interventions particulièrement complexes liées à la protection du bâti ancien et à l’intégration des installations électriques dans des espaces classés », explique Alexandre Carlut, responsable d’affaires Tertiaire et Industriel chez Cegelec Rodez Electricité, entreprise de VINCI Energies retenue pour assurer les travaux d’électricité.

40 km de câbles et 944 points lumineux

Côté courants forts, il s’agit de mettre en place les installations d’éclairage fonctionnel, scénographique et de mise en valeur du site. « Nous travaillons en étroite collaboration avec des éclairagistes parisiens spécialistes de la muséographie », précise Alexandre Carlut.

Côté courants faibles, Cegelec a pour mission de doter le palais de toutes les installations permettant d’accueillir le public dans les meilleures conditions de confort et de sécurité : distribution informatique, protection incendie, systèmes anti-intrusion, gestion technique du bâtiment (GTB) avec supervision centralisée.

« C’est pour nous un chantier important, qui mobilise en permanence trois techniciens sur site et trois encadrants. Au total, après deux ans de travaux, nous aurons déployé environ 40 km de câbles, 900 m de rails suspendus et 944 points lumineux », précise le responsable d’affaires.

Contraintes et surprises

Murs couverts de toiles brodées tendues dans telle pièce, dallages en pierres dans telle autre, parquet patrimonial, caves voûtées ailleurs… Chaque espace, chaque sous-espace révèle son lot de contraintes et parfois de surprises.

« Les passages de câbles, tout particulièrement, requièrent une longue phase préalable d’études en concertation avec les architectes. Tout doit être identifié et précisément calibré en amont pour éviter que l’on perce où il ne le faudrait pas », poursuit le responsable d’affaires.

L’appel d’offres recense 25 lots différents. L’une des difficultés du terrain opérationnel tient à la coactivité de nombreux métiers, dans des espaces très divers et pour certains très contraints. « Le palais compte plusieurs ailes, chacune avec des contours, des espaces et des matériaux différents. Il a été convenu que le chantier avancerait aile après aile, ce qui allonge sans doute un peu la durée des travaux, mais garantit une précaution maximale », souligne Alexandre Carlut.

18/06/2026