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Avec le soutien de l’UNESCO, une plateforme numérique vise à mieux démontrer la valeur des douze réserves de biosphère portugaises. Une initiative conçue par Axians Portugal.

Les réserves de biosphère sont des territoires d’une importance exceptionnelle en raison de leur richesse écologique, culturelle, économique et sociale. Elles sont reconnues officiellement grâce à une collaboration entre les gouvernements nationaux et l’UNESCO dans le cadre du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB pour Man and Biosphere).

Les 748 réserves de biosphère reconnues par l’organisation mondiale couvrent, dans 134 pays, une superficie totale de 7 millions de kilomètres carrés, presque la taille de l’Australie, soit environ 3,5 % de la surface de la Terre. Mais ces écosystèmes manquent de visibilité, de partage de connaissances et d’outils de gestion. Les responsables des biosphères peinent à déployer leurs plans de développement et à démontrer la valeur qu’elles ont.

C’est précisément dans ce but qu’à l’initiative de deux professeurs de NOVA FCSH (université de Lisbonne) et de l’université de Coimbra (Faculté de sciences et technologie) a été lancé un projet en vue de mettre en scène les 12 réserves de biosphère du Portugal. Axians, la marque ICT de VINCI Energies, a été retenue en juin 2022 pour développer la plateforme numérique de ce projet qui a obtenu le soutien de l’UNESCO.

« Notre mission consistait à créer un portail numérique présentant les réserves de biosphère portugaises afin d’accompagner et d’amplifier l’impact de leurs plans de développement », explique Sonia Frazão, Head of Enterprise Design chez Axians Portugal.

Tableaux de bord interactifs

Inaugurée officiellement par le gouvernement portugais le 28 septembre 2023, la plateforme Reservas da Biosfera Portugal comprend un portail qui présente l’engagement du projet, les réserves portugaises, leurs communautés, leur histoire et leur héritage naturel et culturel. En outre, chaque réserve dispose de son propre espace et d’un CMS (Content Management System) pour le gérer. Une infrastructure cloud héberge toutes les informations et données collectées sur ces territoires et les met à disposition dans 20 tableaux de bord interactifs riches de 350 indicateurs, ainsi que deux cartes interactives présentant le patrimoine culturel et naturel des réserves.

Un projet pilote, évolutif, flexible et prêt à l’emploi.

Pour mener à bien ce projet, Axians a dû faire travailler ensemble un grand nombre de parties prenantes. « Au-delà de la nécessité de gérer le dossier avec deux clientes distinctes, des chercheuses en sciences de deux universités différentes, nous avons dû mettre en relation les responsables de chacune des 12 réserves qui ne se connaissaient pas toujours et intégrer dans le processus de décision les autorités locales et nationales », raconte Sonia Frazão.

« La difficulté a été de recueillir les attentes de chacun et surtout les données dont nous avions besoin, ajoute-t-elle. Nos interlocuteurs avaient souvent des connaissances limitées en matière de numérique, et les données étaient dispersées dans des sources très diverses. »

Un projet pilote à décliner

Au total, une vingtaine de collaborateurs d’Axians ont travaillé sur ce dossier afin de définir les besoins, les indicateurs de performance et l’identité propre à chaque réserve tout en créant une identité commune. Le résultat a manifestement convaincu, à commencer par le gouvernement portugais qui a décidé, à la suite de la présentation du portail, de soutenir financièrement le projet dans la durée.

« Après avoir formé les équipes des réserves afin qu’elles puissent alimenter et animer la plateforme, nous réfléchissons aujourd’hui avec le client pour développer l’outil et créer un espace de partage d’expérience entre les différentes réserves », souligne Sonia Frazão.

Son équipe a aussi démarché plusieurs pays ayant des réserves de biosphère pour décliner ce projet pilote, évolutif, flexible et prêt à l’emploi. Un outil qui peut être déployé dans « d’autres domaines où différentes parties prenantes ont également un centre d’intérêt commun », souligne Sonia Frazão.


748.

C’est le nombre de réserves de biosphère reconnues par l’UNESCO dans 134 pays pour une superficie totale de 7 millions de kilomètres carrés, soit 3,5 % de la surface de la Terre.


21/05/2024