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Face à la raréfaction de la ressource et au durcissement des réglementations, l’industrie doit repenser en profondeur sa gestion de l’eau. Avec des solutions expertes et une approche écoresponsable, Actemium accompagne cette transition en transformant une contrainte réglementaire en levier d’innovation, de performance et de durabilité.

Partout dans le monde, l’eau est soumise à une pression croissante. Face à une raréfaction des ressources, les réglementations se durcissent et les sociétés civiles exigent une utilisation plus durable de l’eau. Dans ce contexte, les industries, qui utilisent beaucoup d’eau pour produire, doivent agir rapidement pour repenser leurs modes de consommation, de gestion et de rejet d’eau, ainsi que l’optimisation de leurs procédés. Un défi pour lequel elles sont accompagnées par des partenaires comme Actemium, la marque Industrie de VINCI Energies.

« Ce qui peut paraître comme un durcissement des règles est en réalité une formidable opportunité, lance Elnaz Khatami, chef d’entreprise chez Actemium aux Pays-Bas. Pour nous, ces changements stimulent l’innovation, améliorent l’efficacité et offrent à nos clients un véritable avantage concurrentiel. »

En Europe, notamment, ces changements sont d’autant plus cruciaux que, comme le souligne Elnaz Khatami, « les installations industrielles sont soumises à des limites de plus en plus strictes concernant la DCO*, la DBO*, les métaux lourds, l’azote, le phosphore et les PFAS ». L’exigence de contrôle s’accompagne de mesures renforcées, d’un échantillonnage plus fréquent et de l’obligation d’installer des systèmes de traitement avancés.

A cela s’ajoutent des objectifs ambitieux de réduction de la consommation : « Les entreprises industrielles doivent réduire leur consommation d’eau potable de 20 % d’ici 2035. C’est un changement majeur, mais nous y voyons l’occasion idéale d’adopter des pratiques plus intelligentes et plus écologiques », souligne la Business Unit General Manager.

D’une contrainte à un levier stratégique

Loin d’être un fardeau, la réglementation ouvre de nouvelles perspectives de performance, souligne la cheffe d’entreprise. « Une gestion intelligente de l’eau permet aux entreprises de réduire leur consommation, d’optimiser leurs systèmes de nettoyage, de refroidissement et de vapeur, et de réaliser des économies sur leurs coûts d’exploitation. Le tout, simultanément. »

 « Mieux encore, ajoute-t-elle, les outils numériques offrent aux entreprises une visibilité en temps réel sur leur consommation d’eau, les aidant ainsi à identifier les petits problèmes avant qu’ils ne s’aggravent. Résultat, un retour sur investissement plus rapide et des opérations plus fiables et plus efficaces. » Des gains rapidement perceptibles, avec un retour sur investissement d’un à trois ans pour les améliorations de procédés de coût moyen.

« La réglementation permet aux entreprises d’améliorer leur performance globale. »

La modernisation des installations (pompes, échangeurs de chaleur, systèmes d’automatisation), la surveillance en temps réel et la fermeture des circuits d’eau contribuent à renforcer la disponibilité des procédés et la fiabilité de la production. Actemium accompagne également des initiatives plus ambitieuses : stations d’épuration biologiques ou membranaires, projets « zéro rejet liquide » et digitalisation complète de la gestion de l’eau.

Pour les entreprises industrielles, les avantages dépassent le simple cadre financier. « Les entreprises qui s’adaptent rapidement obtiennent de meilleurs scores ESG, réduisent leurs risques et accèdent aux clients et marchés les plus exigeants », souligne Bert Staal, responsable du développement commercial chez Actemium aux Pays-Bas. L’empreinte hydrique devient un critère essentiel pour les clients comme pour les autorités.

*La DBO (demande biochimique en oxygène) et la DCO (demande chimique en oxygène) sont des indicateurs de la pollution de l’eau.


Solutions et réalisations des Pays-Bas à l’Australie

Pour Actemium, la problématique de l’eau n’est pas nouvelle. « L’optimisation de l’eau est inscrite dans notre ADN », souligne Elnaz Khatami, Business Unit General Manager chez Actemium aux Pays-Bas. Depuis plusieurs années, son entreprise accompagne les industriels dans la gestion de leurs flux d’eau, l’amélioration de leur efficacité et la mise en œuvre de solutions de réutilisation.

Actemium intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur : conseil, ingénierie, optimisation, digitalisation et projets clés en main. Ses équipes élaborent des cartographies détaillées des flux d’eau, identifient les pertes, calculent les économies potentielles et conçoivent des solutions de traitement sur mesure.

Le numérique joue un rôle central. « Grâce à la surveillance continue des paramètres critiques (DCO, DBO, pH, conductivité, etc.) et à l’intégration SCADA/PLC, Actemium offre une visibilité opérationnelle optimale et une stabilité accrue des procédés, explique Elnaz Khatami. L’analyse des données permet la mise en place d’alertes, l’amélioration continue et la maintenance prédictive. »

Diversité des expertises

Les projets réalisés à travers le monde illustrent la diversité des expertises Actemium. Aux Pays-Bas, dans le cadre d’un chantier de désulfuration du biogaz pour Econvert, spécialiste des solutions pour l’épuration durable des eaux usées et pour le traitement du biogaz, l’entreprise a fourni une armoire de commande entièrement intégrée et prête à l’emploi, logée dans un conteneur de procédé préfabriqué, pour une installation de pointe de valorisation du biogaz et de traitement des eaux usées. La solution a été conçue, testée en usine aux Pays-Bas et mise en service sur site, garantissant compacité, déploiement rapide et conformité totale à la réglementation.

Au Portugal, pour la surveillance de la qualité des réservoirs de barrages, Actemium a développé et déployé des modèles d’apprentissage automatique qui classent la qualité de l’eau directement à partir d’images satellite (AquaSat), combinées à des capteurs IoT, des plateformes cloud et l’intégration SCADA. Cette solution modernise les opérations manuelles de gestion des barrages pour de nombreuses autorités de l’eau, permettant une gestion prédictive et en temps réel des réservoirs à l’échelle nationale.

Au Maroc, en partenariat avec l’entreprise d’ingénierie JESA, Actemium a réalisé la plus grande usine de dessalement d’eau de mer d’Afrique (Casablanca WAVE II) alimentée par des énergies renouvelables, en un temps record de six mois. Avec une capacité annuelle de 200 millions de mètres cubes, l’usine alimente en eau potable et industrielle les régions de Safi et d’El Jadida, renforçant considérablement la sécurité hydrique régionale. Le traitement de l’eau est entièrement numérisé et recourt à l’intelligence artificielle.

Enfin, en Australie, au sein d’un consortium VINCI Construction, Actemium modernise la plus grande station d’épuration des eaux usées intérieures d’Australie, Icon Water. L’installation modernisée traitera 97 millions de litres d’eau par jour grâce à des procédés biologiques de pointe, une nouvelle automatisation SCADA/PLC et une surveillance continue et en temps réel de la qualité de l’eau. Une réalisation majeure en matière de développement durable : 100 % d’eau recyclée utilisée pendant la construction, 90 % des matériaux réutilisés, béton bas-carbone et électricité 100 % renouvelable sur site.

20/05/2026