Des solutions fleurissent un peu partout dans le monde pour que les espaces fortement urbanisés puissent augmenter leurs approvisionnements en énergie propre et réduire leurs émissions de carbone. Tour d’horizon.

 

Une ferme solaire productrice d’algues

Au large de La Haye aux Pays-Bas, Oceans of Energy et The Seaweed Company ont conçu un projet expérimental générant à la fois de l’électricité propre et des algues comestibles. Une plateforme flottante recouverte de panneaux photovoltaïques abrite ainsi des bassins pour la culture de plantes marines. Elle devrait produire 15 tonnes d’algues chaque année et absorber 1,8 tonne de dioxyde de carbone. « En utilisant seulement 5 % de la mer du Nord néerlandaise, nous pouvons couvrir la moitié de la demande en énergie des Pays-Bas », affirme Oceans of Energy.

 

Une île artificielle éolienne pour approvisionner le nord de l’Europe

Dans le cadre d’un partenariat public-privé, l’État danois a annoncé la construction, à 80 km de la péninsule du Jutland, de la première île artificielle d’une superficie d’environ 120 000 m2 dédiée à la collecte et à la diffusion d’énergie renouvelable en provenance de plusieurs centaines d’éoliennes en fonctionnement tout autour en mer du Nord. Ce projet pourrait couvrir à lui seul la consommation de 10 millions de ménages européens.

 

Des autoroutes solaires en Suisse

L’entreprise suisse Servipier ambitionne de construire une centrale mixte solaire et éolienne au-dessus de l’autoroute A9 près de la commune de Fully (Valais). Une structure métallique, installée au-dessus de la chaussée sur une distance de 1,6 kilomètre, doit être couverte de près de 37 000 panneaux solaires. Elle permettrait de produire 19 GWh par an, soit la consommation d’environ 20 000 personnes. Servipier estime qu’il serait possible d’exploiter de la sorte quelque 750 kilomètres d’autoroutes uniquement en Suisse.

 

Des cellules bifaces à Sydney

En Australie, Sydney est désormais alimentée par 100% d’énergie renouvelable. Trois quarts de l’électricité fournie est d’origine éolienne, le reste provenant de trois centrales photovoltaïques. L’une d’elles est équipée de cellules bifaces captant la lumière des deux côtés : la face avant capte le rayonnement direct, la face arrière tire profit de la lumière réfléchie et de la lumière diffuse pour générer de l’électricité. Les modules peuvent ainsi produire en moyenne de 10 à 25% d’énergie supplémentaire par rapport aux cellules monofaces.

 

Des microgrids solaires pour garantir le service dans des restaurants californiens

Aux États-Unis, SolMicroGrid, une société de microgrids as-a-service, déploie une solution solaire pour trois restaurants Chick-fil-A en Californie. Objectif : réduire leurs coûts énergétiques tout en assurant une continuité de service en cas de panne de courant. Grâce à une combinaison de générateurs solaires au gaz naturel et de stockage sur site contrôlé par un tableau de bord intégrant une couche d’IA, les microréseaux peuvent en effet offrir une alimentation continue pendant les pannes de services publics locaux.

 

SOURCES

 

15/11/2021